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Comment les agriculteurs peuvent améliorer la biodiversité
et les paysages de leurs exploitations ?
S’il est souvent difficile de déterminer les causes exactes de déclin des espèces animales dans la nature, de nombreuses études attestent que la destruction ou la détérioration des habitats par l’agriculture apparaît comme l’un des facteurs majeurs de régression de la faune et de la flore de notre pays. Pour ne citer que les oiseaux, 13 des 20 espèces dont les effectifs ont le plus régressé en France dans les vingt dernières années (plus de 50% de baisse) habitent des paysages agricoles L’absence de prise en compte de l’environnement dans les pratiques de l'agriculture a aussi des répercussions sur les ressources naturelles (pollution de l’eau, dégradation des sols, banalisation des paysages) et donc des conséquences sur la biodiversité.
C’est pourquoi, la LPO travaille depuis maintenant plus d’une année avec trois réseaux d’agriculteurs : la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique des régions de France (FNAB), le Forum de l’Agriculture Raisonnée Respectueuse de l’Environnement (FARRE) et la fédération nationale des CIVAM(centres d'initiatives pour valoriser l'agriculture et le milieu rural).
L’objectif est de promouvoir une agriculture respectueuse de l’environnement par une coopération active entre agriculteurs et environnementalistes, à travers la mise en œuvre d’un programme expérimental de reconquête de la biodiversité en milieu agricole. Il a été décidé de travailler sur 150 exploitations en France réparties sur une quinzaine de département où les réseaux agricoles et la LPO sont représentés.
L’Allier et le Puy-de-Dôme ont été retenus ce qui va permettre à la LPO Auvergne de s’engager dans cette démarche. Si nous avons noué les premiers contacts, c’est en 2006 que ce programme devrait réellement débuter pour nous. Il s’agira d’évaluer les richesses patrimoniales de vingt exploitations agricoles volontaires pour travailler avec la LPO, et de comprendre comment concilier les pratiques agricoles avec le développement de la biodiversité de ces exploitations. Cette collaboration ne pourra qu’être fructueuse et devra déboucher sur des nouvelles pratiques agricoles. Bien évidemment, il ne s’agit pas de vouloir tout révolutionner, mais plutôt de sensibiliser les exploitants pour qu'ils intègrent les préoccupations environnementales dans la conduite de leur exploitation, afin de trouver des modalités qui permettent le retour d’espèces disparues ou en déclin. En espérant que cette démarche fasse son chemin via ces réseaux d'agriculteurs.
Nous vous tiendrons informés dans cette page de l’évolution de ce dossier.
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