Connues des ornithologues depuis plus de trente ans, les gorges de la Monne, aux portes de Clermont-Ferrand, présentent un paysage très original, et une biodiversité assez phénoménale. Sur le plateau, le paysage agricole (pâtures) est parsemé de monticules rocheux granitiques avec de gros blocs, des sols secs et acides où poussent, au milieu des genévriers, de nombreuses plantes intéressantes : anémones pulsatiles en avril orchidées en mai …
Ces îlots rocheux au milieu des champs abritent une grande variété d’insectes et notamment de papillons : nourriture parfaite pour un grand nombre d’espèces d’oiseaux.
LES OISEAUX :
Le circuit peut permettre d’observer près d’une soixantaine d’espèces aux saisons les plus propices.
Sur le plateau, les matins d’avril ou mai, le spectacle est permanent : huppes, pies-grièches écorcheurs, fauvettes (grisette, des jardins, à tête noire), pouillots (les quatre espèces fréquentent ce site : pouillot véloce, fitis, de Bonelli et siffleur), alouettes lulu et des champs, pipits des arbres, bruants (dont le bruant fou) … la fauvette orphée à été notée parfois sur les rebords de plateaux.
Les rapaces ne sont pas en reste : le circaète est assez facile à observer, avec les milans noirs et royaux, la bondrée, la buse, l’épervier, l’autour (plus rare), le faucon hobereau, parfois le busard cendré…
C’est le Hibou Grand-Duc qui a fait la renommée des gorges dans les années soixante-dix, car ce site hébergeait quelques-uns des derniers couples de ce grand rapace. Actuellement, plusieurs couples fréquentent la vallée : vous pouvez les écouter le soir, à la tombée de la nuit, d’août à mars, mais évitez de fréquenter les grands secteurs rocheux pour ne pas les déranger : restez sur les chemins en bordure de gorge. Le hibou moyen-duc, la chouette hulotte et chevêche sont aussi observables.
Pic noir et grand corbeau fréquentent également le site, avec, en fond de vallée, le cincle plongeur et la bergeronnette des ruisseaux.
Enfin, les soirs d’été, le chant des engoulevents monte des flancs broussailleux des gorges : plusieurs dizaines de couples de cette espèce sonorisent les nuits de la Monne.
François GUELIN
PHOTOGRAPHIES : Huppe fasciée, cincle plongeur.
Crédits photos : Romain RIOLS, LPO, François GUELIN
Carte : Jean-Marie FRENOUX
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ATTENTION, AU PRINTEMPS OU EN PERIODE PLUVIEUSE, LE NIVEAU DES EAUX PEUT EMPËCHER LE PASSAGE LE LONG DU RUISSEAU, PASSAGE QUI DEVIENT DANGEREUX !
Les gorges de la Monne se trouvent environ 6 km à vol d’oiseau ( !) au sud de Clermont-Ferrand (63) :
ACCES par Saint-Amant-Tallende et Saint-Saturnin (sortie N°5 par la A75), direction Olloix à la sortie de St-Saturnin par la D28 puis la D119. Traverser le bourg d’Olloix pour se garer au départ du circuit (PR balisé).
ou bien par Cournols , de l’autre côté des gorges, par les D788, puis D794.
CARTE CONSEILLEE : IGN Série bleue 1/25000 – VEYRE-MONTON 2532E.
Ce circuit s’effectue en une demi-journée. Préférez plutôt la matinée. Plusieurs périodes dans l’année sont très favorables : en mai, juin, juillet, la plupart des espèces décrites sont visibles. L’engoulevent chante jusqu’en août.
Le dénivelé est d’environ 200 mètres pour descendre au ruisseau de la Monne. Nous vous conseillons de partir du parking vers 8 ou 9h du matin, vers le nord (sens des petites flèches vertes), et d’effectuer la boucle dans le sens des aiguilles d’une montre, pour remonter sur le plateau à l’heure où les rapaces sont actifs, vers 10 ou 11h.
ATTENTION, le passage le long du ruisseau est problématique et nécessite de bonnes chaussures de marche bien cramponnées ! Les rochers sont glissants !
A Olloix, un gîte d’étape très agréable accueille les randonneurs. Allez voir leur site web : LA MAISON DE LA MONNE
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