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Nos actions


 


 

Le Centre de sauvegarde de la LPO Auvergne agit depuis presque 20 ans sur divers types d’actions. En effet, le centre intervient sur certaines actions que lui seul peut effectuer, mais vient aussi compléter le travail des ornithologues sur le terrain, on peut diviser ses actes en 4.

                                                                                       

 

Le Centre se définit ainsi comme une sentinelle de la nature à part entière, permettant une veille écologique  sur certains aspects.

 

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Soigner : une demande sociale et un besoin humanitaire

Depuis le début (1985), le Centre de sauvegarde a accueilli près de 34000 oiseaux, soit 156 espèces différentes, depuis une quinzaine d’années les accueils stagnent entre 1500 et 1900 accueils.

La demande de la part des découvreurs ayant grandi de plus en plus au fur et à mesure que le centre se fait connaître. En effet qui ne s’est pas retrouvé face à un animal sauvage en détresse ? ne sachant quoi faire ?

Devant la réglementation et les spécificités que demande le secours sur la faune sauvage, seuls les centres de sauvegarde étaient là pour répondre à ce besoin.

Ainsi le centre  relâche près de 50% des oiseaux accueillis (adulte blessé et jeune élevé).

Mais que deviennent les 50% restant ?

Malheureusement tous ne sont pas soignables, il arrive que certains arrivent morts, meurent dans les 24h ou soient euthanasiés à l’entrée, pour eux le Centre de sauvegarde ne pouvait plus rien. D'autres malgré les soins apportés ne sont pas relâchables, certains meurent au-delà des 24h des suites d’une maladie ou d’une blessure évolutive. D'autres bien que « guéris » ne peuvent plus voler, ils seront alors euthanasiés puisque la mission du centre est de relâcher des oiseaux viables et pouvant vivre convenablement dans la nature en jouant leur rôle.

Les seuls traitements de faveur s’effectueront sur des oiseaux rares faisant partie de programmes de reproduction.

Quels oiseaux sont accueillis au centre ?
Toutes les espèces sont accueillies, le centre de sauvegarde de Clermont-Ferrand, ne reconnaît pas les différents statuts de classement « nuisible « ou « chassable », et ne reconnaît que la notion d’individu en détresse.

 

Que se passe-t-il à l'arrivée au centre de sauvegarde ?

 

  • 1- L’oiseau est accueilli et enregistré dans les registres officiels
  • 2- L’Équipe de soins établit un diagnostic et prodigue les 1ers soins
  • 3- le vétérinaire confirme ou change le diagnostic et établit un protocole de soins si besoin
  • 4- après les soins, l’oiseau va en volière de rééducation ( si les soins ont bien évolué)
  • 5- si la rééducation a été fructueuse alors l’oiseau est relâché, après pose d’une bague pour un rapace.

Dans le cas où il n’est pas relâchable l’oiseau sera euthanasié par notre vétérinaire.

Schéma « positif » de la chaîne de soins : 

 

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Etudier : récolte des données

Grâce à son action d’accueil de la faune sauvage blessée c’est en moyenne 1500 accueils par an soit, autant de données. Ainsi on peut diviser la récolte d’informations en 2 : 

  •  l’évolution des dangers liés à la faune

  •  La répartition et localisation certaines des nids et des aires.

Dès l’entrée de l’oiseau des informations sont demandées au découvreur, permettant d’identifier la cause, donc les dangers qui pèsent sur la faune sauvage . 

 

 

Dans d'autres cas, les données permettent de définir le lieu de nichage exact d’une espèce, ainsi l’accueil d’une jeune chouette effraie encore en duvet nous permet de savoir qu’il y a une reproduction certaine de cette espèce en un lieu précis, ainsi chaque donnée est rentrée sur la plateforme naturaliste participative Faune-Auvergne

 

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Sensibiliser : pour une meilleur prise de conscience

Tout ne se limite pas qu’aux soins et aux données scientifiques, le Centre de sauvegarde assure une permanence téléphonique que ce soit les bénévoles ou les salariés, c’est en tout près de 200h de téléphone avec en moyenne 1h40 passés au téléphone par jour .

 durant lesquelles nous orientons et conseillons les usagers sur divers points tels que :

- le 1er geste à avoir avec la faune sauvage blessée

- Sur la législation en vigueur

- Des conseils sur la cohabitation

- Des infos sur l’état de la faune sauvage

- Le signalement de destruction ou de capture de la faune sauvage .

 

Mais aussi par le biais d’événements ponctuels comme la nuit de la chouette. Qui nous permet de venir directement à la rencontre des gens.

 

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Agir : afin de limiter la destruction de la faune sauvage

 

 

 

 

Grâce aux informations récoltées, nous pouvons agir de façon concrète . Ainsi en effectuant des radios, nous pouvons déterminer avec certitude si un oiseau a été plombé et déposer une main courante et un dossier auprès de l’ONCFS, afin de se mobiliser contre le braconnage d’espèce protégée.

 

 

 

 Il en va de même pour les autres causes:

 

Électrocution : en identifiant le pylône responsable de l’électrocution nous pouvons voir avec EDF afin de sécuriser la ligne en mettant en place des systèmes anticollisions.

 

 

 

Choc véhicule : la localisation des routes avec un fort taux de choc permet d’agir auprès des collectivités locales pour que celles-ci puissent modifier ou donner les moyens aux associations de sécuriser la route.

 

 

 

Prédation : la prédation représente un fort taux, et dans celle-ci on distingue plusieurs types, mais c’est le chat qui arrive en tête avec presque 95% des prédations donnant lieu à l’accueil au Centre.